Rapport sur le faible accès aux crédits pour les entreprises françaises

Beaucoup de petites entreprises ont été en difficulté pendant ces 6 premiers mois de l’année 2014. Elles sont confrontées à des problèmes complexes de financement. Le financement a connu une baisse remarquable, le nombre de projets d’investissements est en recul, l’accès aux crédits se resserre… Tous ces points inquiètent les entrepreneurs et les investisseurs et touchent près de 96% des TPE et des PME.

Faible accès aux crédits pour les entreprises françaises

Depuis le début de l’année 2014, les banques ont tourné le dos aux petites entreprises qui se plaignent de nombreux refus d’octroi de crédits. Elles n’accompagnent plus les besoins des entreprises, que ce soit en investissement ou en trésorerie. Un fait qui impacte fort le chiffre d’affaires de plusieurs sociétés et qui entraîne la baisse du nombre de projets d’investissements. En fait, les conditions d’octroi deviennent de plus en plus strictes. Les banques ont renforcé leurs exigences en matière de garantie et d’information. Même si elles leur accordent des crédits, elles leur demandent des garanties trop exigeantes et imposent des frais élevés, même en cas de crédit-bail, et ceci alors que 45% des fonds des entreprises sont constitués par des crédits. Par conséquent, les TPE et les PME n’ont le choix que de choisir le découvert à un taux élevé ou le découvert non autorisé occasionnant des frais pouvant aller jusqu’à 22%. La réticence des banques peut être expliquée par le manque de confiance vis-à-vis des entreprises, surtout, face au nombre accru de faillites des TPE et PME. Selon les enquêtes, les patrons des PME sont, dans la plupart des cas, obligés de mettre leur patrimoine personnel ou familial comme garantie. D’ailleurs, le taux de croissance annuel de l’encours de crédits a connu une baisse significative. Certaines catégories d’entreprises ont même enregistré un taux négatif. Et ce manque de liquidités entrave le développement de l’entreprise, voire même le conduit au dépôt de bilan.

Nombre de créations d’entreprises et de projets d’investissement en baisse

Ce mois, la création d’entreprise demeure faible. Avec la crise économique et ce problème d’accès aux crédits rencontré par les patrons des TPE et des PME, les petites entreprises ont plus de difficultés à financer leurs projets. Les investisseurs sont de plus en plus réticents. La baisse des créations d’entreprises reste, en effet, importante. Selon les données, le nombre de créations d’entreprises affiche un recul remarquable par rapport au mois dernier. Toutefois, il faut souligner que ceci était en hausse sur les trois premiers mois de l’année. Actuellement, les entrepreneurs préfèrent l’autoentreprise.

Chute du financement en fonds propres des entreprises

Que ce soit les apports des actionnaires ou les affectations successives du bénéfice au capital de l’entreprise, il faut reconnaître que l’apport en fonds propres est en recul au cours du mois de juin 2014. La baisse de cette mesure de garantie vis-à-vis des créanciers est le signe d’une insécurité financière et devient un obstacle à l’octroi des crédits. Les secteurs les plus touchés par cette diminution du taux de fonds propres est le transport, la fabrication de matériels de transport et les services aux entreprises.

Difficulté accrue de trouver des investisseurs finaux

Le problème de financement des PME et TPE reste irrésolu en France. Actuellement 91% des dirigeants connaissent des difficultés financières de trésorerie et de financement dans l’exploitation de leur activité. En effet, comme les établissements financiers, les investisseurs finaux se montrent également frileux. Un résultat d’enquête a évoqué l’éloignement des investisseurs et le déficit d’analyse financière sur les petites sociétés. Ils se tournent plutôt vers les entreprises internationales et celles d’autres pays européens. C’est la raison pour laquelle peu de PME sont cotées en bourse.

Des perspectives pour pallier cette situation

En raison de la baisse de projets d’investissement et du refus des crédits que rencontrent les PME et TPE, des perspectives pour permettre à ces dernières d’avoir un financement fluide et diversifié ont été prises. Outre les exemptions d’impôts et les différentes mesures d’accompagnement, le gouvernement a mobilisé les banques en France à octroyer des crédits responsables aux PME. Elles seront également sensibilisées à renforcer leurs actions en faveur de la création d’entreprise. Cette année, l’encours total des crédits devraient connaître une hausse.